Quand le regard des autres pèse sur ton ado : comment l’aider à transformer le jugement en force ? Préparation mentale
En tant que coach et athlète, j’ai vu tellement d’ados sortir frustrées d’un match, agacées par une adversaire “arrogante”, “bruyante” ou “trop intense”. Et franchement… moi aussi, parfois, j’ai pensé ça ! Puis un jour, j’ai réalisé que moi aussi, on m’avait déjà traitée d’arrogante. C’est là que j’ai compris : c’est une question de perception. Et au final, on passe notre temps à se soucier du regard des autres… alors que tout le monde est surtout concentré sur son propre nombril !
1. Comprendre ce qui se cache derrière le jugement
Quand une ado critique une adversaire, ce n’est pas juste une question d’opinion : c’est souvent un miroir de ses propres peurs et insécurités.
👉 Ce qui l’agace chez l’autre est souvent un trait qu’elle réprime en elle-même.
- “Elle est trop relaxe, elle ne respecte pas le sport” → Et si c’était une peur d’avoir l’air détendue et de ne pas être prise au sérieux ?
- “Elle exagère, elle se met trop de pression” → Et si c’était une peur d’exprimer son intensité ?
- “Elle cherche à impressionner” → Et si c’était une peur d’assumer ses propres ambitions ?
💡 En tant que parent, tu peux l’aider à voir ces jugements comme des indices sur ses propres blocages plutôt que comme des vérités absolues.
2. Transformer la perception : et si c’était une force ?
Question à poser : “Et si toi aussi, tu exprimais ces comportements ?”
- Quand elle est très concentrée, certains peuvent la trouver “froide”.
- Quand elle parle de ses ambitions, elle a peur d’être vue comme prétentieuse.
- Quand elle célèbre un point fort, elle peut donner l’impression d’être trop expressive.
💡 Ce qu’elle critique, elle le fait déjà… mais avec plus de retenue et différemment. Et souvent, cette retenue est liée à la peur du regard des autres.
3. Se concentrer sur son propre jeu (et sortir de la comparaison)
Comparer, c’est déplacer son énergie sur l’autre au lieu de la garder pour soi. Dommage! Ca revient à donner un avantage gratuit à l’adversaire.
Questions à poser à ton ado :
- “Qu’est-ce que tu perds à te comparer aux autres ?”
- “Pourquoi le regard des autres a-t-il autant d’importance pour toi ?”
- “Es-tu sûre que l’autre est si parfaite que ça ?” (Spoiler : non.)
💡 L’adversaire n’est pas une ennemie, c’est un miroir qui révèle des défis à surmonter.
4. Encourager l’authenticité plutôt que la perfection
Ton ado ne sera jamais parfaite, et c’est tant mieux. Ce qui fait la différence, c’est d’assumer qui elle est, sur le terrain et en dehors.
Exercice mental : 👉 “Quel prix es-tu prête à payer pour sortir de la comparaison ?”
- Accepter de ne pas être parfaite, mais authentique.
- Accepter que certaines auront plus d’assurance, sans que cela ne remette en question sa propre valeur.
- Accepter que le vrai combat, ce n’est pas contre l’adversaire, mais contre ses propres peurs.
💡 Le vrai adversaire, c’est soi-même.
Conclusion : Aider son ado à se sortir du regard des autres avec la préparation mentale
En tant que coach, j’ai vu des jeunes complètement bloquées par le regard des autres, et d’autres qui ont appris à en faire un moteur. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais avec du temps et du soutien, ton ado peut :
✅ Comprendre que ses jugements sur les autres parlent d’elle.
✅ Transformer ce qu’elle critique en force personnelle.
✅ Se détacher de la comparaison pour jouer à son plein potentiel.
✅ Voir chaque adversaire comme une opportunité d’apprentissage.
Le résultat : Moins de frustration, plus de confiance et un jeu plus libre. Parce qu’au final, sur le terrain comme dans la vie, ce n’est pas le regard des autres qui compte… mais comment on choisit de le transformer. 💪🏐🔥
Coach Mel 💜